Extrait 2 : Sos, je suis amoureuse !
(Sans correction !)

Je vous présente Arthur ! Qu'en pensez-vous ?

"- Arthur –

« Miss boulette », hein ?

Je traîne sur les réseaux sociaux pour me faire une idée du bahut dans lequel j’ai atterri. En fouillant sur le profil d’un mec de ma classe, je viens de tomber sur le compte de la fille qui a flashé sur moi ce matin. Intrigué, je le consulte d’un œil curieux.

— Alors, qui es-tu, petite serial killeuse ?

Allongé sur mon lit, je regarde chacune de ses photos en ayant le sourire aux lèvres.

C’est un bébé ! Sérieux ? Dix-sept ans ? Elle est en terminale ? Pourtant, elle est toujours accrochée à sa meilleure amie et fan de filtres photo en tout genre. J’ai l’impression de visiter le profil d’une gamine de treize ans…

J’avoue que ça m’amuse beaucoup.

Je suis un salaud ! Elle est craquante quand même. Ça change des meufs de mon ancien bahut. J’ai la sensation que j’ai atterri chez les licornes après avoir traversé un arc-en-ciel…

Je remue la tête en lisant les commentaires.

Ah, ouais ! Carrément ! C’est surtout une killeuse de poneys et d’oursons ! Je ne suis pas près de m’ennuyer avec des gens comme ça.

Par curiosité, je regarde un peu ses amis. Je constate rapidement qu’ils ne sont pas tout à fait dans le même trip qu’elle. Je trouve ça étrange. Du coup, j’approfondis.

— Élisa, 17 ans, BFF de @ZoéMissBoulette.

En consultant son profil, je vois beaucoup de photos de Zoé, mais également de leur groupe d’amis. Sur la plupart, la killeuse de licornes a plutôt l’air de s’amuser ou plutôt d’être dans la galère.

Qu’est-ce qu’une fille comme elle fout avec un groupe comme ça ? Enfin, ce ne sont pas mes affaires…

Je passe au compte suivant.

— André, 18 ans – C’est qui le patron ?

Je ricane :

— Oh, putain !

Lui, il a la palme d’or de la connerie. Ça se voit tout de suite !

Le rapide examen de son profil me confirme cette idée.
Le lourd… Il n’y a que des photos de lui. Putain, c’est avec ça que je vais devoir traîner ?

Dépité, je résume :

— OK… Je vais devoir m’adapter si je veux survivre au milieu de tout ça.

Pour ce faire, je décide de m’intéresser à celle qui semble la plus inoffensive.

Zoé, donc…

J’essaie de savoir un peu ce qu’elle aime au cas où elle viendrait me brancher demain.

Sa meilleure amie, ses potes, elle… Bref ! Il n’y a rien de transcendant…

Je me surprends néanmoins à sourire devant ses autoportraits plus que maladroits.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne manque pas d’énergie et qu’elle n’a honte de rien. Ça doit être facile de la rendre dingue. Je suppose que c’est pour ça que ses amis l’appellent « Miss boulette ». Ils ont trouvé celle qui les met en valeur.

Je lève un sourcil après cette analyse.

Si j’ai raison, c’est moche. Elle n’a pas l’air méchante. OK, elle est un peu dangereuse, mais je présume qu’elle est juste hyper maladroite.

Je remue la tête.

— Pourquoi ça m’intéresse ?

Je me redresse, pose mon téléphone et regarde les cartons autour de moi en soupirant :

— Pourquoi j’ai atterri là ?

Je secoue mes cheveux, attrape un carton et fouille à l’intérieur pour y trouver des merdes que je n’aurais pas dû prendre avec moi. Je le referme, me lève et m’approche de la fenêtre.

Ce que je vois aujourd’hui est totalement différent de ce que j’ai toujours connu. C’est le même pays, la même région, pourtant, j’ai l’impression d’être à l’étranger. Je ne connais rien. J’ai laissé mes amis derrière moi et je dois repartir à zéro ici. Vive le chantier à un an de terminer le lycée !

Ma mère me surprend en frappant à la porte.

— Arthur ?

Le regard vide, je réponds :

— Quoi ?

Elle avance et me questionne :

— Comment s’est passée ta rentrée ?

Vague, je déclare :

— Rien à signaler.

Elle me demande :

— Tu t’es fait des amis ?

Perplexe, je pense à cette gamine et je mens :

— Je crois que je suis en bonne voie.

Rassurée, elle me dévoile :

— J’étais inquiète. Te changer d’environnement aussi brutalement aurait pu te perturber.

Je lève un sourcil en affirmant :

— Tu rigoles ? Je suis un caméléon. Je m’adapte vite.

Elle secoue mes cheveux en m’indiquant :

— On va bientôt manger.

Dès qu’elle quitte la pièce, je retourne à mes sombres pensées.

Ouais, je m’adapterai vite. Après tout, je ne suis pas au bout du monde, mais à quelques kilomètres de là où j’habitais avant. Si mes potes veulent me voir, on peut se donner rendez-vous et passer l’après-midi ensemble. Je ne suis même pas obligé de gratter l’amitié à ceux de mon nouveau bahut. Je peux être seul, je m’en fous !

Malgré mes raisonnements, je jette un œil à mon portable et je regarde le profil de cette étrange Zoé en soupirant :

— Ouais…

Je verrouille l’écran et je mets mon smartphone dans ma poche en décidant intérieurement.

Je verrai. Si elle me colle au cul, je m’en servirai pour me faire des potes. Enfin, je ne veux pas spécialement me servir d’elle, je veux juste qu’elle soit l’intermédiaire entre les autres et moi. Après tout, ce sera de sa faute ! Moi, je n’ai pas demandé à ce qu’elle craque pour moi."

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#MC


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